mercredi 6 mars 2013

Sur le papier...

Je ne sais pas par où commencer. Tu sais, j’ai l’impression de voguer dans une eau très calme au petit matin brumeux.
De temps à autre surgissent des blocs de glaces, ces choses flottantes et acérées que l’on appelle communément des souvenirs. Jadis, j’ai cru avoir apprivoisé ce sentiment, ce deuil du non vécu qui vous ronge jusqu’à la moelle… mais je réalise qu’en réalité, j’en avais seulement effleuré la surface.
Car s’il est des chagrins ordinaires, ceux que l’on porte en soi sont beaucoup plus redoutables. Ceux là n’impliquent ni larmoiements ni pathos. Une brisure dont on ignore la profondeur.


Alors on fait face, on sourit et on fait semblant, on se construit une image, une belle image en carton pâte qui rassure tout le monde.
Se mentir, jouer les insensibles. Se fixer des règles à la noix, geler ses pensées et laisser glisser ses rêves un à un. Ca fait comme un collier de perles qui se rompt contre le sol dans un son fracassant. Rêves construits à deux, déconstruits à un comme un Rubik's cube tout con. Nous nous résumons désormais à 64400 phrases sur facebook, quelques babioles rangées dans un tiroir et ton sourire figé en 2012.

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